jeudi 7 avril 2011

British Gaz investit 300 millions de dollars en Tunisie en 2011

British Gaz (BG), un des grands investisseurs étrangers en Tunisie, compte consacrer 300 millions de dollars (1 dollar=environ 1,38 dinar) en 2011, au développement de ses sites de production dans le pays, a annoncé jeudi, M. Sami Iskander, vice-président exécutif et directeur du management de BG pour l’Afrique, le Moyen-orient et l’Asie.
Il a ajouté, à l’issue de son entretien avec M. Béji Caïd Essebsi, Premier ministre, que ces investissements ont pour objectif de maintenir la production dans les gisements de Miskar et Hasdrubal (creusement de nouveaux puits, maintenance des plateformes) dans la région de Sfax.
M. Iskander a indiqué, que son entretien avec le Premier ministre a été axé sur les moyens d’attirer davantage d’investissements en Tunisie et d’améliorer les relations de BG avec les communautés habitant près de ses sites de production. La situation, a-t-il dit, « s’est améliorée » près desdits sites où la compagnie fait face depuis plusieurs semaines, à une crise sociale qui a affecté le bon déroulement de ses activités.
BG Tunisie qui assure près de 50% de la consommation nationale de gaz naturel, a récemment conclu un accord avec les représentants de la communauté habitant près des sites précités, garantissant la création de 120 emplois à leur profit, outre la constitution d’un fonds de 2 millions de dollars US en 2011 pour financer des projets d’investissement social et de micro-crédits.
Les investissements de BG Tunisie, filiale de BG Group, se sont élevés jusqu’à présent, à 3.5 milliards de dollars
Source :
* http://www.tunisienumerique.com/2011/04/british-gaz-investit-300-millions-de-dollars-en-tunisie-en-2011/
TAP

dimanche 3 avril 2011

Pétrole en Tunisie : la Tunisie possède l’équivalent de 1/7ème des réserves du Qatar par: Mr Mohamed BALGHOUTHI

Suite à l’annonce de la société Dualex Energy International Inc[1], le 24 Mars dernier, nous avons appris que les réserves potentielles de la région de Bouhajla[2] (Gouvernorat de Kairouan), s’élevaient à plus de 1 Milliards de barils de pétrole[3], soit au taux actuel du marché une valorisation à plus de 100 Milliards de $.
1 Milliard de barils, 100 Milliards de $, des chiffres qui font rêver :
-       représente 5 fois notre dette extérieure
-       représente 3 fois notre PIB[4]
-       représente 27,39 années de consommation si on produit 100 000 barils par jours ou bien plus de 3 Milliards de $ de revenus par an pendant le même nombre d’années.
D’après les chiffres trouvés sur le site de l’Etap[5], nous avons environ 425 Millions de barils de pétrole en réserve.
La prévision haute des réserves potentielles de Bouhajla[6] est de 1,6 Milliards de barils.
En ajoutant ces deux chiffres, nous obtenons 2,1 Milliards de barils de réserve, soit 1/7 des réserves du Qatar[7], pays apparemment pas dans le besoin.
Le prix à la pompe en Tunisie met le gaz-oil à plus de 1,200 DTN. Un plein de 50 litres coûte 60 dinars soit 1/10 du salaire d’un cadre de base.
La société Dualex a investi apparemment 5,2 Millions de DTN (4 Millions de $ CAD) dans l’étude qu’elle a faite[8] (accord signé en 2009 avec Afif Chelbi, ancien Ministre de l’Industrie Tunisienne[9]).
Elle n’a pas encore foré ni fait un sondage sismique en 3 dimensions, sondage qui permettrait de connaître précisément la réparation du pétrole sous terre et ainsi, d’avoir une idée sur le potentiel d’exploitation des réserves.
Dualex fait en ce moment des appels d’offre pour les tests sismiques. Il faut compter, d’après ce que m’ont dit certaines sources dans le métier, dans les 5 Millions de $ CAD pour les tests et le forage.
En supposant que ce potentiel s’élève à seulement 20 %, cela ferait quand même entre 200 et 320 Millions de barils accessibles, soit dans les  30 Milliards de $ (avec un baril à 100$ ne risquant pas descendre)[10].
Suite à cette annonce incroyable de Dualex, outre le bond hallucinant de l’action à plus de 40% en une journée, les forums spécialisés dans le trading s’affolent[11].
Certains commentaires des traders tablent également sur le climat d’instabilité économique de la Tunisie, ainsi que sur la pauvreté d’infrastructures industrielles pour exploiter ce pétrole.
Un commentaire dit également en substance qu’il ne faut pas qu’il y ait un « nouveau Chavez » en Tunisie, les empêchant d’exploiter cette future manne[12].
Concernant maintenant le bilan de la société Dualex Enrgy Inc ainsi que sa direction, les données que j’ai pu récolté montrent que :
-       cette société est née en 2006
-       le board est composé de moins de 10 personnes, toutes étant des expertes dans le domaine pétrolier dont certaines ayant eu des positions de CEO chez Exxon par exemple[13]
-       Depuis son existence, cette société n’a eu que des pertes[14] (dues à la prospection qui n’a rien donné)
-       Capital de la société : 8,6 Millions de $ CAD, Nombre d’actions 86 Millions[15]
Les questions que je me pose sont les suivantes :
  1. Quelle est la nature du contrat d’exploitation qu’a signé l’Etat Tunisien avec la compagnie Dualex : prospection, exploitation, durée si pétrole trouvé et pourcentage revenant au Peuple Tunisien ?
  2. Qui se cache derrière Dualex, compagnie ayant très peu de fonds propres mais connectée avec les plus grands groupes pétroliers du Monde de par la composition de son « Board » ?
  3. Ce contrat peut-il être dénoncé si il ne défend pas l’intérêt général du Peuple Tunisien ?
  4. Si les réserves sont avérées et exploitables même à hauteur de 20 %, quel pourrait être le remodelage de l’économie Tunisienne avec cette manne (qui pourrait varier de 20 à plus de 100 Milliards de $)
  5. Pour quelles raisons, aucun officiel du gouvernement de transition tunisien ne parle de cette annonce ?
  6. Pour quelles raisons, concernant les ressources nationales, on ne trouve aucune copie des contrats passés avec les industriels étrangers ?
  7. D’une manière générale, où est la transparence concernant l’exploitation des ressources nationales ?
  8. En supposant que ces réserves soient avérées, nous pourrions diviser par 2 ou 3 le prix de l’essence à la pompe. Imaginez la multiplication des échanges routiers, maritimes, aériens. Imaginez la redynamisation de l’économie intérieure avec un gaz-oil pas cher qui représenterait seulement 5 ou 3 % du salaire d’un foyer. Imaginez la compétitivité sur les transports internationaux (frêt aérien et maritime pas cher = multiplication du business international) ?
  9. Imaginez la souveraineté du pays par rapport à l’énergie ?
10. Une politique de défense de nos ressources, voire de nationalisation, est-elle d’actualité ?
Imaginez…
Mohamed BALGHOUTHI